Un petit du JDR sur Pirates des Caraïbes, lui aussi trop vite arreté

Un petit du JDR sur Pirates des Caraïbes, lui aussi trop vite arreté
Avec Silk, un personnage que je tente de rendre récurrent dans tous mes jeux de rôles. Ainsi, ceux qui jouent avec moi l'auront vu dans le jeu sur le Seigneur, mais aussi celui sur le Royaume de France, ou encore dans celui-ci.

Dans un tonnerre de sabots, il déboucha dans une petite ruelle obscure. Les cris de ses 4 poursuivants se faisaient entendre à quelques mètres derrière lui : il les avaient encore battu à une partie de dés. Les « voleurs » et « tricheur » fusaient au beau milieu des insultes.
Pourtant, Silk, comme on le nommait dans la piraterie, ne s'inquiétait pas le moins du monde : au contraire, un large sourire illuminait son visage de fouine et son long pointu frétillait de malice : il les avait encore bien eu !!!
Il enfonça encore plus ses talons dans les flancs de sa monture, la poussant plus avant.
Il prit appui sur ses étriers et sauta lestement sur sa selle où il se mit debout. Enfin, au tournant suivant, il effectua une parfaite pirouette et roula sur les pavés puis se faufila par la porte de la première maison.
Une femme se leva brusquement de sur sa chaise.
« Mais... »
Silk epousta son pourpoint, remit son chapeau bien en place et se redressa de toute sa petite taille.
« Bonjour Madame ! Le sergent du secteur m'a informé d'un complot visant votre personne et c'est pourquoi je suis venu m'assurer que tout était en ordre chez vous. »
La femme porta une main à sa bouche, soudain effrayée.
« Un complot ? Mais comment... »
Entendant les 4 chevaux de ses poursuivants passer avec fracas devant la maison, Silk su que la voie était libre et décida de ne pas trop s'attarder.
« Et bien je vois que tout est en ordre ! Excusez mon intrusion, mais le devoir m'appelle. »
Il s'inclina et sortit de la maison.
Il siffla sa monture qui était allée se réfugier dans un coin sombre après avoir semé leurs poursuivant puis monta en selle d'un bond et regagna l'une de ses nombreuses planques dans cette ville qu'il ne connaissait que trop bien.
Il se jeta sur son lit et sortit d'une des poches de sa tunique l'or qu'il avait « gagné » dans la soirée. Il le balança avec le reste et ôta une à une les dagues qu'il dissimulait toujours en diverse endroit de sa accoutrement.
Plus que de l'or, il avait gagné beaucoup une précieuse boite ce soir là... Sparow allait être étonné...
Il rassembla ses affaires et fit ses paquets : il tait temps de reprendre le large!
  Il sorti par la fenêtre pour ne pas payer le loyer et se dirigea vers les
docks. Là, il entra dans une auberge où régnait une odeur aguichante d'alcool et de femmes. Silk entra, et, immédiatement, une myriade de filles toutes plus décolletées les unes que les autres vint se coller à lui en ondulant des hanche. Silk glissa quelques billets dans leurs bustiers pour ne pas les mécontenter et se dirigea vers la table où était vautré un homme d'un taille moyenne, une choppe de bière à la main. L'homme semblait ivre mort, mais un observateur avertit aurait parier qu'il était bien plus sobre qu'il ne voulait le faire croire aux autres. Silk s'assit en face de lui.
-Tiens, salut Silk! Ça faisait un bail!
-Vous l'avez dit Capitaine!
Silk jeta des coups d'½il discrets dans la salle, observant attentivement si personne n'écoutait leur petite conversation. Sparow se pencha un peu plus, approchant sa tête de celle de Silk dans un tintement des atypiques petites tresses qui garnissaient sa barbe.
-Alors, qu'est-ce que tu as pour moi? Ça doit être assez important pour que tu rodes encore dans le coin après tous ceux qui veulent te peau ici!
Le long nez de Silk frétilla à la mention de ses précédents exploits.
-Eh bien vous ne croyez pas si bien dire!
Silk sortit de sous son manteau une boite carrée, très richement ornementée. Il actionna le mécanisme d'ouverture, puis sorti avec délicatesse le parchemin plié en 4 à l'intérieur.
-ça, mon Capitaine, c'est notre passeport pour la richesse et la gloire.
Sparow regarda son camarade dans les yeux. Silk fut ravit de constater les petites étincelles déjà accrochées dans le coin des yeux de son mentor.
-C'est la carte d'un fabuleux trésor...
Voyant la mine renfrognée de Jack, Silk le laissa patienter un peu plus pour ménager son effet.
-Mais pas n'importe quel trésor... Selon mes « sources » (Dieu veille sur leurs âmes!), il s'agirait d'un bâton magique forgé par les druides dans l'ancien temps et qu'ils auraient doté de pouvoirs magiques. Celui (ou ceux) qui détiendrait le bâton, pourraient faire faire tout ce qu'ils veulent à n'importe quels êtres humains...Y comprit leur demander qu'ils donnent de plein gré leur fortune...
Immédiatement, Sparow retrouva le sourire. Il prit, aussi délicatement que lui permettait son excitation, le parchemin et le lissa soigneusement sur la table. Il étudia quelques minutes la carte et la rangea toujours avec autant de soin dans sa boite d'origine.
Il lissa ses moustaches et sourit de toutes ses dents en or:
"Eh bien, mon très cher Silk, je crois que nous allons enfin repartir en mer! Réunis un équipage et rejoint moi aussi que possible sur les quais! Le Black Pearl est près à repartir à l'aventure!!!"

# Posté le vendredi 26 août 2005 12:05

Modifié le mardi 18 octobre 2005 11:26

Pour continuer, un du JDR d'Alias qui a malheureusement bien trop vite avorté...

Pour continuer, un du JDR d'Alias qui a malheureusement bien trop vite avorté...
Eh oui, je jouais Julian Sark, étonnant non? Je parie que vous ne l'auriez jamais deviné lol


Sark fit tourner quelques instants le vin dans son verre, en admirant une fois de plus la robe délicate. Il porta le verre à sa bouche et but une petite gorgée du Château Pétrus 1982 qu'il s'était commandé un peu plus tôt dans l'après midi. Il était vêtu d'un élégant costume beige qui le préservait de la chaleur de ce doux après-midi d'été. Il reposa le verre sur la table, reportant son attention sur l'homme qui se trouvait à sa droite : un énorme trou béant fumait entre les deux yeux de l'homme en question. Sark pointa son arme sur l'homme qui se trouvait en face de lui. Tous les clients avaient déserté la petite terrasse dès le premier coup de feu. Yvan Pétroski, un homme d'une soixantaine d'années, son ½il gauche recouvert d'un bandeau à la mode des pirates, était complètement paralysé sur sa chaise. Voir mourir son propre fils d'une façon aussi brutale... Mais il n'avait pas eu le choix : s'il n'était pas venu au rendez-vous expliquer son point de vue, tôt ou tard, des hommes du « Monsieur », comme l'employeur de Sark aimait à ce faire appeler, serait venu lui régler son compte. Sark sourit, refermant la mallette remplit de billets qu'il avait à l'origine amenée pour faire l'échange.
-Excusez-moi, j'ai du mal formuler ma question, dit-il d'un ton calme et courtois. Je vais la reformuler un dernière fois : où avez-vous mis les plans?
Le visage de Pétroski blêmit quand Sark se leva et poussa d'un coup de coude le cadavre de Micha, son fils, qui s'écrasa au sol, face contre terre. Sark prit sa place dans le petit fauteuil, se rapprochant ainsi de Pétroski.
Ce dernier se mit à trembler furieusement.
-Mais je vous dit la vérité Sark...
Il fut interrompu par un violent coup de crosse en pleine figure. Sark sourit de plus bel.
-M. Sark s'il vous plait.
Pétroski sembla se rappeler trop tard l'erreur qu'il venait de faire.
Sark baissa les yeux vers la marre qui venait de se former sous la chaise de Pétroski : le vieux était tellement terrorisé qu'il n'avait pas pût tenir sa vessie. Sark se recula pour ne pas que les odeurs nauséabondes arrivent jusqu'à ses narines délicates. Il ne pût s'empêcher pourtant de sourire : déjà à bout et pourtant il n'avait encore rien vu!
Pétroski se replia un peu plus sur lui même.
-Comme je vous le disais, M.Sark, une fille est venue la nuit dernière. Je ne pouvais pas la soupçonner, elle était si belle et si espiègle. Elle a prit mon ½il, elle m'a ligoté dans mon lit. Et après, elle a volé les plans. Je vous le jure, cela c'est passé ainsi.
Sark regarda un moment ses ongles, baissant imperceptiblement la tête, puis il replongea ses yeux de prédateur dans l'unique ½il de Pétroski.
-Vous me décevez beaucoup Yvan.
Il tourna lentement la tête, jetant un regard entendu à son homme de main, puis, d'un geste net et précis, il tira deux fois : les deux projectiles vinrent se ficher dans chacune des deux épaules de Pétroski. L'homme s'évanouit presque immédiatement. Alors que Wiggin, son acolyte sur cette mission, emmenait le corps inconscient jusqu'à leur Hummer, Sark saisit son verre et prit tout son temps pour le finir. Si Pétroski disait la vérité, il était dans une situation plus que délicate. Il était impensable pour lui de revenir devant Irina Derevko les mains vides. Il allait avoir une petite conversation avec Pétroski...seuls à seul.

Quelques heures plus tard, Wiggin vint le trouver dans un petit local où il compulsait divers documents pour lui annoncer que Petroski avait enfin reprit connaissance. Sark prit le temps de ranger les feuilles dans son attache-case et se saisit d'une lourde mallette. Il entra dans un autre local encore plus décrépit, dont le seul mobilier se résumait à une chaise de bois, une table roulante et une chaise de dentiste sur laquelle était ficelé Yvan Pétroski. Sark alluma le plafonnier en entrant dans la pièce puis vint s'asseoir sur la chaise, sortant de sa mallette une petite trousse. Pétroski tourna vers lui un visage dont la pâleur contrastait avec le sang rouge qui avait taché toute sa chemise. Quand il eut disposé tout ce dont il avait besoin pour l'interrogatoire, Sark se leva pour se mettre à la hauteur de Pétroski.
-Bien! Vous avez fait un petit somme, vous devez maintenant être en mesure de répondre correctement à ma question. Je vous la repose donc : où sont les plans de l'arme que vous deviez me remettre en échange d'un somme très avantageuse pour vous?
Pétroski bredouilla un moment des sons totalement incompressibles, puis, lorsqu'il eu enfin recouvrer un peu de son calme, il prit une grande inspiration.
-Mais je vous ai dit la vérité. Je ne sais pas pour qui travaillait cette fille, mais elle maîtrisait parfaitement le russe, et l'anglais.
Sark secoua lentement la tête.
-Ah, Yvan, Yvan...vous ne me facilitez guère la tâche...
Il sortit un petite scie électrique et contourna le corps jusqu'à se trouver au niveau des pieds nus de Pétroski. Là, il regarda encore une fois Pétroski, tout en mettant l'appareil en marche.
-Vous êtes sûr, aucun autre détail ne vous revient en tête?
Sans même attendre la réponse, il sectionna tous les orteils du pieds droit de Pétroski. Celui-ci hurla à la mort mais personne ne pouvait l'entendre dans cet entrepôt abandonné.
Sark regagna sa place et prit le temps d'essuyer les résidus de chair et le sang qui avait giclés sur son visage. Il s'accouda ensuite sur le rebord de la chaise.
-Toujours rien? Ou peut-être vous rappelez-vous quelque chose maintenant? Parfois, rien de tel qu'un petit stimulus pour faire revenir la mémoire.
Pétroski hurlait toujours, se contorsionnant dans ses liens.
-Je vous le jure, je vous ai dit la vérité. Je ne sais rien d'autre.
Sark avala sa salive, puis se saisit d'une petite seringue, qu'il planta dans une minuscule fiole.
-Vous voyez Yvan, vous commencez vraiment à être irritant, dit-il sur un ton calme. Et comme je n'ai pas pour habitude de perdre mon temps, nous allons faire plus simple : cette ampoule renferme le venin d'un serpent particulièrement dangereux. Je vous passe les détails scientifiques, je sais qu'un homme d'affaire comme vous n'a pas vraiment le temps de s'intéresse à ce genre de chose. Pourtant, si vous aviez prit le temps, vous sauriez qu'après une morsure de ce reptile, la victime à seulement 30 minutes pour prendre l'antidote. Sans cela, la mort vient lentement, très lentement.
Il pressa la seringue pour faire sortir un peu du liquide, puis en fit une injection à Pétroski.
Il poursuivit:
-Tout d'abord, vous vous mettrez à trembler, mais cela ne fera pas beaucoup de différence puisque vous tremblez déjà. Ensuite, le venin s'infiltrera lentement dans votre corps, et vous aurez alors l'impression que de l'acide sulfurique pulse dans vos muscles, dans vos poumons, dans votre c½ur. Puis, la phase la plus drôle, vous vous mettrez à bavez abondamment, le poison affectant les fonctions de vos glandes salivaires. Enfin, après une dizaine de minutes, vous sentirez la température de votre corps atteindre des sommets, et, lorsque votre cervelle commencera à s'écouler par vos oreilles, tout sera fini pour vous...
Pétroski était en pleurs, il répétait sans arrêt qu'il ne voulait pas mourir.
Sark s'empara d'une autre petite ampoule posée sur la table et la lui présenta devant son unique oeil.
-Maintenant, vous avez le choix : ceci est l'antidote. Si vous me dites ce que je veux entendre, je vous en ferais une injection. Sinon... La balle est dans votre camps tavarich!
Pétroski continua à hurler un moment, puis, dans un murmure, il s'écria:
-Ils vont me tuer si je vous révèle la moindre information.
Sark regarda sa montre.
-De toute façon, dans la position où vous êtes, vous serez mort dans environ 35 minutes.
Pétroski ferma les yeux un moment laissant couler de lourdes larmes le long de sa joue.
-Je ne sais pas qui a voler les plans. Mais il existe un prototype, fabriqué avant même que j'entre en possession des plans.
Sark se rapprocha pour mieux entendre.
-Continuez Yvan. Vous voyez, quand vous le voulez bien!
Yvan prit une profonde inspiration.
-Le prototype se trouve à Moscou, au quartier général d'un petit groupe terroriste qui se fait appeler Karlik Krolik. Mais je vous jure que je ne sais pas où se trouve leur QG.
Sark le fixa un instant.
-Je vous crois. Merci beaucoup pour tous ces précieux renseignements Yvan.
Puis il tourna les talons et quitta la pièce, sous les cris de Pétroski qui lui répétait qu'il avait promis.
Une fois à l'extérieur, Sark retourna à son bureau improvisé. Après avoir tapoter quelques minutes, il se leva à nouveau et sortit à l'extérieure du bâtiment. Une fois à l'air libre, il sortit de sa poche un petit téléphone cellulaire et composa le numéro de son contact au SD6. Plusieurs sonneries retentirent avant que la voix à l'autre bout du fils se fasse entendre.
-Allo? Jack? Oui, j'ai besoin d'un renseignement...Oui...A propos d'un groupe terroriste russe qui se nomme Karlik Krolik...Oui, Lapin nain en russe...Non, nous n'avons rien sur eux dans notre base de donnée...Oui, l'emplacement de leur QG... D'accord...On se retrouve à l'endroit habituel.
Il mit fin à la communication et inspira profondément : tout compte fait, la journée ne s'annonçait pas si mal.
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# Posté le vendredi 26 août 2005 12:00

Modifié le mardi 18 octobre 2005 11:27

Et tant que j'y suis un petit extrait de celui sur le Seigneur des Anneaux

Et tant que j'y suis un petit extrait de celui sur le Seigneur des Anneaux
Avec le personnage de Tindome, auquel je tiens particulièrement.
Si vous souhaitez nous rejoindre : http://fr.groups.yahoo.com/group/TLOTR_JDR/


Tindomë resta quelques instants sans rien dire après avoir laissé le Prince Faramir exprimer entièrement sa demande. Elle se tourna vers la fente ouverte dans la pierre, fente qui faisait office de fenêtre dans cette forteresse naturelle. La voûte étoilée, particulièrement bien visible par ce ciel dégagé, se reflétait en miroitant dans le lac en contrebas. Des rapaces nocturnes chantait à la Lune leurs sombres mélopées, donnant à cette calme soirée un cadre ténébreux, funeste. Mais ce sentiment de tristesse, d'oppression, cadrait parfaitement avec l'humeur de Tindomë en cet instant. Il ne se passait pas une seule seconde, un seul instant, sans qu'elle sente son c½ur se déchirer d'amour pour l'homme qui souffrait milles morts en ce moment même en plein c½ur du Mordor. Elle laissa vagabonder ses yeux d'un blanc translucide de tristesse vers les terres désolées du Pays Noir, dont les monts parés de brumes se montraient à l'horizon, fiers, arrogants. Elle ne pouvait plus attendre, il fallait qu'elle se rende là-bas. Elle n'avait déjà que trop repoussé une confrontation qui aurait dû avoir lieu depuis si longtemps. Toutes ces veines années passées à attendre dans l'ombre et dans l'oisiveté alors que son sinistre père était déjà entrain d'ourdir ses sombres plans.
Et maintenant, ils s'étaient multipliés, et leur pouvoir n'avait d'égal que leur rage et leur haine, qui étaient allées croissantes durant toutes ces années où elle, Tindomë, avait préféré rester cachée plutôt que d'affronter son destin.
Elle posa une main sur son ventre, là où un minuscule être continuait lentement sa genèse, insouciant au sacrifice de son père, et à la tristesse de sa mère.
Sa décision prise, elle se tourna à nouveau vers Faramir.
-Ce que vous me demandez là est bien plus important que vous ne pourriez le penser de prime abord, commença-t-elle tout en serrant un peu plus sa main sur son ventre qui commençait à s'arrondir imperceptiblement. Mais, malgré toute l'amitié que je porte à Leyla, l'homme que j'aime, le père de mon enfant, est entrain de subir les pires sévices de la main de mon propre père... Vous comprendrez donc que je ne peux pas rester ne serait-ce qu'un seul jour de plus. Je mène une course contre la montre, une course dont l'enjeu n'est pas seulement la vie de mon bien-aimé, mais aussi celle de tous les peuples libres en Terre du Milieu. Et dans cette course, chaque minute, chaque seconde qui passe amenuise encore et toujours mes déjà si maigres chances de réussite. Je ne peux rien faire pour vous, si ce n'est vous avertir : vous devriez vous rendre séant à Minas Tirith et prévenir le roi Elessar qu'une armée de sorciers aux pouvoirs démoniaque sera bientôt en marche, avec comme appui une horde de dragons noir ressuscités de l'ancien temps pour anéantir tous ceux qui refuseront de se plier. Car si j'échoue dans ma quête, tel sera l'avenir qui vous attendra, vous, et tous vos semblables.
Elle essuya une larme qu'elle avait laissé s'échapper de ses yeux de cristal, et s'avança vers la sortie, royale dans sa robe de soie noire qui enchâssait sa fine taille comme les bras d'un amant.
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# Posté le vendredi 26 août 2005 11:57

Modifié le mardi 18 octobre 2005 11:28

Un petit extrait de mon jeu de Rôle sur Harry Potter

Un petit extrait de mon jeu de Rôle sur Harry Potter
Ophidia sentit la tête lui tourner, alors que le tourbillon de flou accompagnant la transplanation semblait distiller tout son pouvoir hors de ses veines, la vidant de toute son essence vitale. Quand ils émergèrent enfin du vortex temporel, la jeune sorcière n'était plus qu'une enveloppe creuse, pillée de toute vie, délirant sans fin sur des rêves de substances et de forces qui lui paraissaient évanouis à jamais. Elle sentit Nathan qui la déposait délicatement à terre, à même un sol glacé. Le froid s'insinuait dans chacun de ses membres inertes, semblant vouloir la happer dans les ténèbres, à moins que ce ne fut simplement la douce caresse de la mort qui veillait désormais sur son corps sans vie : Ophidia ne savait plus, ne savait rien. Elle avait vécu hors de l'espace pendant quelques minutes et se situait maintenant hors du temps, frêle équilibriste sur l'éphémère fil qui reliait la vie et la mort.
Nathan se saisit de l'un de ses bras, et le serra un instant entre ses mains, comme s'il tâchait de trouver la moindre étincelle de chaleur dans cet océan de mort.
Il sortit sa baguette magique, et, fermant les yeux, se concentra intensément. Ophidia sentit son énergie vive, sa chaude magie se répandre lentement dans son corps, se diffusant par battement, comme s'il avait relié son c½ur au sien et que leur magie ne formait plus qu'une seule et unique entité, pulsant faiblement à l'unisson, tentant de raviver le feu qui fuyait maintenant Ophidia comme le sable sous la tempête. Mais tous ses efforts semblaient vains, et sans cesse la tête de la jeune sorcière roulait dans sa chevelure de jais avec un total abandon. Ses yeux améthystes étaient ouvert sur le monde, plongeant dans les iris glacées de Nathan en une sourde imploration.
Celui-ci, au désespoir, lâcha sa baguette, et prit la tête d'Ophidia dans ses mains, tentant d'utiliser des sorts toujours plus puissants sans même l'aide de sa baguette, amenuisant ses propres forces à mesure qu'il s'escrimait à rendre les siennes à la jeune femme.
-S'il te plait Ophidia, réagit, bât-toi en Auror, ce n'est pas le moment de me laisser, maugréa-t-il alors que ses mâchoires se contractaient sous l'effort.
Ophidia aurait aimer se battre comme il le lui demandait. Elle avait tant à vivre, tant à faire, ne serait-ce que pour revoir Belthil une simple seconde. Mais elle avait beau chercher, plus une parcelle de force ne courait désormais dans ses veines, elle était déjà passée dans un état second, au seuil du royaume de l'ombre et de l'oubli.
Nathan se laissa choir au sol, les bras ballants. Il avait tout essayé, et malgré ses convictions, il avait échoué.
Si elle l'avait pût, Ophidia aurait sourit en voyant sa détermination fondre comme neige au Soleil : le cynisme et la froide façade s'était effacé pour laisser voir le timide cocon de fragilité qui ébranlait cet être d'habitude si sûr de lui. La jeune sorcière se rendit compte qu'elle avait en fin de compte gagné. Oui, elle était la seule gagnante de leur petit jeu macabre : elle avait franchi la limite, et lui l'avait laissé faire. Maintenant, ils étaient tous deux perdus, chacun à leur manière.
Le temps sembla s'étirer à l'infini alors qu'ils étaient tous deux immobiles, balayés par le glacial vent du nord comme deux pantins de verre désarticulés abandonnés en plein désert.
Puis, semblant répondre a une brusque impulsion, Nathan plaqua l'une de ses mains sur le c½ur d'Ophidia. Il resta ainsi en suspens au dessus du corps un long moment, se questionnant visiblement sur les conséquences de l'acte qu'il s'apprêtait à accomplir. Il allait tenter le tout pour le tout, avec au bout du tunnel la vie d'Ophidia, ou sa mort.
Alors, il se pencha lentement, et, subtilement, unit ses lèvres à celles d'Ophidia, laissant couler hors de lui tout ce dont il était fait, son essence même. Le choc fut si violent pour la jeune femme qu'elle se redressa en un spasme surpuissant, sa tête cognant durement contre le torse de son sauveur qui observait médusé les effets cataclysmiques du pouvoir interdit dont il venait d'user.
Ophidia se convulsionna, se tournant avec difficulté sur le côté pour ne pas s'étouffer dans son propre fluide. Son corps était comme électrisé : alors qu'elle ne ressentait plus rien quelques secondes encore auparavant, elle avait maintenant l'impression que sa peau allait craquer à tout moment sous cet excès de force et d'énergie qui baignait son corps tout entier. Haletante, elle se releva d'un bond, féline, et tituba sous le soudain flux de puissance qui lézardait son corps de toute part.
Nathan, quand à lui, se releva doucement, son visage d'ordinaire si inexpressif affichant une terrible expression de peur et d'espoir mêlé.
Ophidia esquissa quelques pas, et le crissement de ceux-ci sur le sol lui fit prendre conscience pour la première fois qu'elle se trouvait au beau milieu d'un lac gelé, recouvert par la neige. Le vent glacial s'insinua dans ses os, et elle resserra ses bras fin autour de son corps svelte : le simple petit débardeur qu'elle portait ne lui était désormais plus d'aucun secours. Alors même qu'elle se mettait à grelotter, elle sentit une lourde étoffe se déposer sur ses épaules, et deux grands bras l'enserrer pour la réchauffer. Ophidia se retourna, et se blottit dans ces bras accueillants, ces bras qui lui avaient sauvé la vie. Et là, protégée des attaques de l'extérieur et de son propre corps par ce sanctuaire, cédant enfin à la tension, elle se mit à pleurer.
Elle pleurait pour sa bêtise d'avoir joué avec sa vie, mais aussi et surtout parce qu'elle avait failli par son ignorance briser sa vie et par la même celle des êtres qu'elle aimait le plus au monde. Elle s'était promis de les protéger contre le mal en devenant Auror, et elle avait presque fait voler son rêve et ses promesses en morceaux pour des raisons puériles.
Nathan la berça un long moment. Aucun d'eux ne voulait ou ne pouvait parler, pas après ce qu'ils avaient vécu, pas après leur vol périlleux au dessus des abysses insondables de la mort.
Après un temps qui leur parut à chacun infini, ils se séparèrent enfin. Nathan avait retrouvé son expression insondable et ses yeux rayonnaient de magie : plus trace du jeune homme fragile et sans défense qui avait tout donné pour la sauver de la fin. Ophidia, elle, avait retrouvé sa mélancolie mais surtout sa détermination.
Comme pour rompre définitivement l'instant presque irréel qu'ils avaient subi, Nathan empoigna Ophidia par l'épaule, et la secoua légèrement.
-Ne refait plus jamais ça tu m'entends? Sinon je peux te jurer que je t'achève de mes propres mains...
Le ton était plus froid, plus glacial qu'il ne l'avait jamais été. Mais cette fois Ophidia n'osa même pas répondre : elle était désorienté, fragilisée. Cette absence de réaction parut légèrement décevoir Nathan, même si aucune expression ne vint entacher son visage divin.
Ophidia prit pour la première fois le temps d'admirer le paysage. L'îlot de glace sur lequel ils se trouvaient se perdait dans une forêt entière de conifères torturés, ployant tous sous le vent violent qui parait leur ramure de guirlandes de blanc. Au fond, à flan de falaise, s'appuyait un petit manoir à l'allure tant austère qu'il arracha un frisson à Ophidia. Les murs étaient si noir qu'ils se perdaient par endroit dans les ombres de la nuit, et les deux tours qui paraient le bâtiment principal étaient comme une mise en garde pour les visiteurs : ils entraient ici dans la bouche du mal, et il n'y aurait pas de retour.
-C'est là que je vis avec mon père, lança Nathan avec une nuance de dégoût tout en se dirigeant précautionneusement vers la maison.
Ophidia resta là où elle se trouvait, essayant d'imaginer le professeur Rahl à l'une de ces effrayantes fenêtres, souriant sous la lune de ses canines aiguisées, en quête d'une nouvelle proie à saigner. Tout bien réfléchi, elle y croyait sans peine : c'était l'endroit rêvé pour un vampire, d'autant plus qu'en contre-bas, dans la plaine, se nichait un petit villages dont les faibles lumières parvenaient comme étouffés par le voile de la nuit jusqu'à eux.
Le sifflement du vent dans les arbres arracha un nouveau frisson à Ophidia, et elle s'empressa de rejoindre Nathan, qui s'était lui aussi immobilisé quelques mètres plus loin. Il fixait avec intérêt le manoir, avec une intensité telle qu'Ophidia se sentit prise de vertige en le regardant, hypnotisée. Une fois remise, elle suivit son regard et aperçut enfin ce qui avait retenu son attention : au deuxième étage de la maison, une faible lueur perçait par la fenêtre centrale, vacillante : il y avait quelqu'un dans le manoir.
-Ce n'est pas normal, il ne devrait y avoir personne. Mon frère est au ministère avec Claire, mon père en mission avec ton cousin... lança en chuchotant Nathan, comme si les intrus pourrait les entendre à cette distance.
-Il... il y a quelqu'un dans la maison, quelqu'un qui ne devrait pas y être, acheva-t-il, et la peur transparaissait dans sa voix.
Ophidia ne lui demanda pas ce dont il avait peur. Elle le sentait elle aussi au plus profond de ses entrailles : le mal rodait, tout proche, et il s'apprêtait à fondre sur eux à tout instant.

# Posté le vendredi 26 août 2005 11:52

Modifié le mardi 18 octobre 2005 11:28

L'ours à collier

L'ours à collier
2 mètre de haut debout, impressionnant

# Posté le vendredi 26 août 2005 11:45

Modifié le vendredi 07 octobre 2005 16:58